Flashback sur Dionysos

Christophe Schenk :

Tiens, c’est marrant, Dionysos. Hier soir, ils étaient au Grand Journal. Et c’était tout ce que je peux détester dans le rock français. Une posture de poète décalé. Des bouts de rock mal digérés. Et une certaine suffisance. Pourtant, j’aimais bien ce groupe. Le souvenir d’un premier mini-album lo-fi, direct et marrant (The Eggs Are Blue Like The Sun In Winter, je crois). Puis d’un premier vrai album, toujours lo-fi, mais un poil plus écrit. Et un deuxième produit par Steve Albini, mieux peigné, mais pas tout à fait inintéressant. Après, j’ai lâché. Quand Mathias Malzieu a commencé à se prendre au sérieux, à écrire des livres, à faire des concepts albums, inspirés de ses livres, à préférer singer Vian et Prévert plutôt que les Pixies, des costumes bien trop grands pour lui.

Voilà qui résume également très bien ma trajectoire. Quand le groupe a lâché le rock pour se lance dans une B.O. perpétuelle de Tim Burton, j’ai décroché. J’écouterai sans doute leur nouvel album (contrairement au dernier en date), mais j’ai peur.

via Bon pour les oreilles: Dionysos – Coccinelle.

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